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Manoir de Maulette

Le château (manoir) de Maulette qui se dresse sur les bords de l’Opton est encore, en partie, entouré de larges fossés en eau. Il se compose d’un grand corps de logis de plan rectangulaire cantonné de deux tourelles rondes.

L’occupation de la terre de Maulette remonte au haut Moyen Age : des fouilles effectuées à la Butte des Cercueils ont révélé la présence d’un ancien cimetière du Xème siècle où l’on découvrit des sarcophages de plâtre et des fragments d’armures.

Le premier seigneur connu de cette paroisse est Hugues d’Auneau qui fit don, au prieur de Bazainville, de la dîme de Maulette, nommé alors Mallia Camerville. Puis au XIIIème siècle, le fief de Maulette était tenu par la famille de Perruche. Il dépendait alors de Houdan et appartenait à Amaury de Montfort qui fit don à sa fille Alix, épouse de Simon de Clermont, de la mouvance et tenue féodale de Maulette. A la fin du XVème siècle et au début du suivant, la famille Barthomier possédait les fiefs de Maulette, Bois l’Epicier et Feucherolles.

C’est vers 1590 que Paul Petau, conseiller au Parlement de Paris, se rendit acquéreur de Maulette. Il était originaire de l’Orléanais. Il eut de sa femme, Marie Bochault, un fils Alexandre, qui était conseiller au Parlement en 1628. En 1635, Gédéon Petau, écuyer, seigneur de Maulette fut exempté de la taxe de l’arrière ban comme étant au service. Il était en effet en garnison à Verdun. Sa famille fut maintenue dans sa noblesse en 1667 et fit enregistrer ses armes en 1700. Elles étaient "d’azur à trois roses d’argent, au chef d’or chargé d’une aigle issante de sable".

Le 12 août 1735, Gaspard-Gédéon Petau, chevalier, seigneur de Maulette, fils de Gédéon Petau reconnaissait "être détenteur des grosses dîmes de Maulette, sur lesquelles dîmes les dames prieures et religieuses du couvent de l’abbaye royale de Haute Bruyère ont droit de prendre trois setiers de blé méteil (mélange de seigle et de froment) et six setiers d’avoine". Gaspard-Gédéon eut, de son mariage avec Marguerite de Thourette, trois fils : Pierre Gédéon, François et Claude-Nicolas.
Pierre-Gédéon, chevalier, épousa en 1758 Marie-Louise Lemoul Du Clos.
François qui était mousquetaire en 1762 et 1773 se déclarait seigneur de Maulette en 1780 et l’année de la Révolution.

Claude-Nicolas qui fut également mousquetaire, devint, par son mariage avec Catherine Grand Jean de Fouchy, seigneur de la Mormaire et de la Noue. Il eut un fils, Louis-Gédéon, avec lequel il prit part aux élections des Etats Généraux.

En 1789, huit députés de la noblesse représentaient le baillage de Montfort. Parmi eux se trouvait François Petau, chevalier, seigneur de Maulette, ancien mousquetaire, chevalier de Saint Louis. Le cahier de doléances qui fut rédigé par le Tiers-état de Maulette présentait des revendications fort intéressantes : les habitants de la paroisse enjoignaient à leurs députés "de représenter que, la liberté étant le plus précieux des biens, les citoyens ne croiront jamais être libres tant qu’ils auront à redouter les effets dangereux du pouvoir arbitraire, et que, pour retenir dans le devoir les ministres qui seraient tentés de s’en écartés, il est nécessaire que la liberté de la presse soit établie, avec les restrictions qu’exigent la bienséance et les bonnes mœurs".

On ignore ce qu’il advint de Maulette après la Révolution.
Actuellement (1977), le manoir appartient à la famille Benoist.

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